« Mon cœur est un lion en cage thoracique ». Tels sont les premiers mots que nous glisse à l’oreille Dévoré aux lueurs de son disque  « Les principes évidents ». Rugissements étouffés et chamade indomptable, toute l’ambivalence du chanteur se retrouve probablement condensée dans cette confidence.

Que faire lorsque l’on se sent Dévoré par le monde et les autres ? Fermer les yeux, s’allonger et écouter sa musique intérieure comme le suggèrent les 8 capsules vidéo qui illustrent les chansons  « Mon cœur éteint », « Alligator », « Refuge », « Gaspard et Ève »,  « Ondule », « Ma Lille », « Les principes évidents » et « Le vent léger ».

À Principes évidents, influences évidentes. Dévoré se réclame autant  des GAFA de la chanson française (Cabrel, Souchon, Berger) que des  nouvelles recrues Ben Mazué, Gaël Faye, Pomme. Comme ses pères,  mères, frères et soeurs, Dévoré affiche sa vulnérabilité, secoue le tapis des angoisses existentielles et colmate de douceur nos vies qui en manquent cruellement.  

Dévoré certes mais Dévoré vivant.